O mare locuinţă feudală in Bucureşti descoperită prin săpături arheologice

  • Subiect: Les travaux entrepris en 1959 en vue de la construction d'un immeuble sur un terrain situe près du pont Mihai Vodă, au cours desquels on avait découvert un puits et une palissade formée de trois rangées de pilots en chêne, ont été continues en 1l'annee 1960. . Les fouilles pratiquées a cette occasion ont mi1s au jour, dans la partie centrale et nord du terrain une vaste habitation féodale, occupant 1300 m2 et comprenant 30 pièces (fig. 2); à proximité et plus au sud, on a découvert une seconde construction plus petite, dépendante de la première, formée de 8 pièces et dont 1’entree se trouvait du côte nord (fig. 1/2,4). Une des pieces (13) de la construction principale conservait les traces d'un escalier dont on a releve 7 orifices d’insertion des madriers servant de marches et qui aboutissait à une cave (fig. 5/1, f1g 2) dont le niveau a pu être précise. Les observations stratigraphiques (fig. 3 et 4) ont établi pour l'intérieur de la maison l'existence d'un niveau ancien, date par le matériel céramique de l'époque de Constantin Brancovan (1688-1714) et modifie ultérieurement par des réparations et aménagements survenus au couns du XVIIIe siècle. Ces mêmes deux niveaux se retrouvent, a des profondeurs légèrement plus grandes, dans la court, ainsi qu'il est visible sur le profil de la fig. 3. En outre, on a relevé l'existence d'un niveau antérieur a 'celui de la demeure féodale, attesté par de la céramique de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle (fig. 10 et 11). La maison principale était traversée du sud au nord par de longs couloirs et avait son entrée sur le cote ou est. Un mur oriente différemment (n° 11 du plan, fig. 2), adjonction du XVIIIe siècle, faisait probablement partie du mur d'enceinte. La technique de construction est des plus intéressantes. Les fondements reposaient sur des pilots en chêne mesurant jusqu'il 1,25 m de hauteur et supportant chacun plusieurs arcs de décharge ayant pour but de reporter latéralement les poussées de la superstructure et de préserver la construction de l'humidité du sol (fig. 5/1,2, fig. 6/1). Sur les arcs de décharge et constituant le niveau de circulation de l'intérieur, étaient poses les planchers des chambres (fig. 7/2). Celles-ci étaient surmontées de voutes reposant a même les murs ou, dans certains cas, sur des arcs doubleaux (fig. 8/1). Sous les fondements des murs extérieurs on a relevé ici la des canaux en brique pourvus d'une voute et d'un orifice en arc (fig. 8/2), servant à l'écoulement des eaux infiltrées sous les fondements. Tant dans les fondements que dans les murs de la superstructure, on a relevé des espaces occupes par des poutres incorporées a la maçonnerie lors de la construction (fig. 1/1 et 5/2) ; comme liant, les maçons ont employé un mortier hydraulique extrêmement résistant pour les fondements et assez résistant pour le reste. Le toit était en tuiles. Les matériaux archéologiques découverts sont les suivants : de la céramique du XVIIe siècle, dont il faut mentionner un col de cruche décore au sgraffite, figurant un oeil et un nez (fig. 10 et 11), une cruche décorée de serpents (fig. 12/1), des outils, des objets métalliques (fig. 9/5), des pipes et différentes monnaies, dont les plus anciennes datent du règne du roi de Pologne Sigismond III Wasa (fig. 9/1), de tsarine de Russie Ana Ivanovna (fig. 9/1), du duc de Bavière Maximilien III Joseph (fig. 9/3), puis un jeton allemand en bronze (fig, 9/4), enfin un grand nombre de monnaie autrichiennes et ottomanes du XVIIIsiècle et de la première moitié du XIXe siecle. D'après les indications fournies par les plans anciens de Bucarest, cette demeure a appartenu à la famille Văcărescu. Elle fut construite du temps de Constantin Brancovan par 'le grand trésorier Enache Văcărescu, qui fut décapite par les Turcs en 1714 avec Constantin Brancovan ; elle passa ensuite à son fils, Ştefan Văcărescu, puis a son petit-fils Enăchiţă Văcărescu, premier poète et grammairien de la langue roumaine. Par ses dimensions, cette demeure dépasse le palais Dudescu, découvert par les fouilles de l'année 1958, et compte jusqu'a ce jour comme la plus vaste demeure féodale du Bucarest d'autrefois.
  • Limba de redactare: română
  • Vezi publicația: Cercetări arheologice în Bucureşti
  • Anul publicaţiei: 1965
  • Referinţă bibliografică pentru nr. revistă: II; anul 1965
  • Paginaţia: 325-348
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