Şantierul arheologic Băneasa-Străuleşti

  • Subiect: Le cours de la Colentina, entre les quartiers de Băneasa et de Străuleşti, continue l'une des zones les plus riches en monuments archéologiques du territoire de Bucarest. Des fouilles ont été pratiquées pendant les années 1961-1963 aux points: Băneasa- "La Stejar·", Băneasa- village et Străuleşti. 1. L'établissement pré- féodal de Băneasa ("La Stejar") L'établissement de la période de passage au féodalisme (VIe-VIIe siècles) qui a 'constitue l'objet des recherches dans les campagnes de fouilles archéologiques des années 1962 et 1963 est situé sur la rive gauche de la Colentina, en face du village de Băneasa, sur un pré communal appartenant à la Ferme Collective Băneasa- Otopeni. Sans avoir fait l’objet t de recherche systématiques, son existence a été signalée par 1'archeologue D. V. Rosetti lors les fouilles pratiquées, il y a longtemps déjà, dans l'établissement de l'âge du bronze situe sur ce même terrain. Les recherches des dernières années ont établi que l'établissement pré féodal, dont 23 huttes et 2 fosses ménagères ont été mises au jour, s'étendait sur une vaste aire, tant sur la haute terrasse de la Colentina que dans la vallée même. Les habitations consistent en huttes légèrement renfoncées dans le sol, de forme rectangulaire, pourvues de fours en terre glaise a la base en forme de fer à cheval ou ronde. Il a été possible d'identifier l'existence de trois étapes d'habitation, révélées par des réfections et superpositions de logements. Du fait que les réfections ont eu lieu à de courts intervalles de temps, ainsi que de la pauvreté de l'inventaire et du caractère homogène de la poterie il ressort qu'il s'agit d'un établissement saisonnier. Auprès des fours à base en fer à cheval on a trouvé, outre un couteau incurve en fer, du matériel céramique consistant surtout en rouleaux de terre glaise de formes et de dimensions variables, parmi lesquels se trouvent aussi des fragments de vases et quelques fusaïoles. Les restes de poterie attestent la prépondérance des vases travailles à la main, en une pâte contenant en abondance des menus cailloux et, en quantité moindre, des tessons 1piles. Comme formes de vases, il faut citer le bocal et le plateau. On compte aussi, des fragments provenant de pots d'ancienne tradition romaine, façonnes au tour selon une bonne technique. A proximité d'une habitation (B.ll), on a découvert le pied d'une fibule digitée qui date l’établissement de la seconde moitié du VIe siècle. Tant par le type d'établissement et celui des demeures que par son inventaire, l’établissement pré- féodal de Băneasa se situe parmi le groupe de découvertes du type Ciurel signalées en de nombreux points du territoire de la ville. Se fondant sur l'analyse de l'inventaire céramique des établissements de type Ciurel, l'auteur assigne le site de Băneasa a une population autochtone daco-romaine dont la culture a subi certaines influences slaves, tout en admettant l'existence d'un groupe de population slave, atteste par les vases de type Prague et par le fragment de fibule digitée, objet généralement attribue aux Slaves. 2. Un établissement de haute époque- féodale a Băneasa-village. Dans le quartier de Băneasa (arrondissement 30 Decembrie), sur le terain situe a l'intersection des avenues N. Bălcescu et C. Dobrogeanu Gherea, on a découvert les vestiges d'un établissement appartenant à la haute époque féodale. Les fouilles entreprisses en 1963 ont mis au jour une habitation de surface (L.l), les restes très endommagées d'une seconde habitation (L.2), trois huttes enfoncés dans le sol (B3, B4, B6), des fosses ménagères etc. L'inventaire archéologique consiste en petits objets métalliques, bijoux, poterie, outillage en os, aiguisoirs en grès, etc. Parmi les pièces signalées pour la première fois sur le territoire de Bucarest, il faut citer un chaudron en fer fait de plaques rectangulaires disposées en trois rangées et fixées par des rivets (fig. 44-45), un plomb pour sceau (fig. 47), une amphore (fig. 56). La poterie, a l'état fragmentaire en majeure partie, peut être repartie suivant les catégories suivantes: - vases-bocaux façonnes au tour lent, d'une pâte mêlée de sable, voire de gravier, a décor strie (fig. 50/1-17, 51-55); - vases de formes et de dimensions variables, façonnées au 'tour lent et a décor lustre (fig. 50/18--27) ; - amphores de facture locale (fig. 56) ; - vases faits à la main, en quantité réduite, parmi 'lesquels on remarque une casserole a deux anneaux de préhension horizontaux (fig. 25) ; - cruches en kaolin de provenance sud-danubienne (fig. 35). L’établissement de haute époque féodale de Băneasa peut être date des Xe-XIe siècles et présente plusieurs étapes de réfection. Il a appartenu a une population stable, autochtone, s'occupant d'agri1culture et d'élevage, et fait partie du groupe des quatre villages féodaux anciens signales jusqu'a ce jour dans le secteur Băneasa-Străuleşti. 3. Les fouilles de Străuleşti-Măicăneşti. Le premier habitat relevé sur le plateau de Măicăneşti (quartier de Străuleşti) date de l'âge du bronze. Des fragments de poterie appartenant aux civilisations Glina III et Tei ont été trouves a la base de la couche de terre grise ancienne, sans qu'un niveau distinct d'habitation ait pu être identifie: aucun élément d'un établissement de l'époque respective n'est apparu au cours des trois campagnes de fouilles. La première partie de la période de passage au féodalisme (IVe siècle et début du Ve siècle) est représentée, en échange, par un vaste établissement de type Cerneahov-Sîntana de Mureş. Les sept huttes enfoncées dans le sol appartenant à cet établissement étaient de forme rectangulaire, faites de branchages recouverts d'un enduit de terre glaise mêlée de balle. Dans aucune des huttes on n'a relevé d'installation de chauffage ou de cuisine. La superposition de deux demeures (huttes 22 et 26) et la découverte, a la partie supérieure de la couche, grise pré- féodale, d'un dépôt appartenant au même établissement ont fait admettre l'existence de trois étapes d'habitation. La couche archéologique, les huttes et les fosses ont livré un riche inventaire céramique, trois fibules de bronze au pied ramené par en-dessous, quelques objets en fer, une monnaie romaine impériale (de Commode), des aiguisoirs en grès et des cornes de cervidés coupées en vue du façonnage. La poterie est, en majeure partie, faite au tour, d'une pâte fine ou con tenant en abondance du sable et des menus cailloux. On trouve aussi, en quantité plus réduite, de la poterie travaillée à la main, d'une pâte contenant des tessons piles et cuits au rouge-brique. Quelques fragments céramiques, proviennent d'amphores d'importation. La poterie façonnée au tour est représentée par deux formes principales : le pot et 1 'écuelle ; celle faite à la main, par le vase-bocal. La proportion relativement considérable de vases travailles a la main, parmi lesquels on compte une lampe dace (dans B. 9) d'une part, l'aspect de la poterie façonnée au tour selon la tradition Chilia-Militari, d'autre part, attestent dans l'établissement de Străuleşti l'existence d'un puissant groupe autochtone géto -dace d'époque avancée. Le second établissement de la période de passage au féodalisme fait partie du groupe d'établissements du type Ciurel (Vie-VIIe siècles) sis sur le territoire de la ville de Bucarest. On y a mis au jour, jusqu’à présent, huit huttes et six fours à pain. Les huttes sont légèrement enfoncées dans le sol, de forme rectangulaire et pourvues de fours en terre glaise a base en forme de fer à cheval, dont la voûte a été creusée dans un bloc de terre réserve lors de la construction de la hutte, habituellement place sur le côte nord de la demeure. Les fours à pain sont également en terre glaise, mais plus grands et a coupole arrondie. Ils sont construits en plein air, a la périphérie de l'établissement. A l'intérieur des fours en forme de fer à cheval des huttes et autour d'eux, on a récolté un abondant matériel céramique consistant en vases façonnes au tour, de bonne facture, et en vases faits à la main. La poterie travaillée au tour, dont la proportion varie d'une hutte à l'autre, a été, en général employée dans la même mesure que celle faite à la main. Le pot sans anses est fait d'une pâte contenant comme dégraissant tantôt seulement du sable, tantôt une grande quantité de cailloux. La poterie travaillée a la main est représentée par le vase bocal et, plus rarement, par le plateau, faits d'une pâte contenant des tessons piles et des cailloux. Toute la poterie a été cuite au rouge-brique plus ou moins fonce. Deux monnaies byzantines en bronze, de Justinien, datent l'établissement de la seconde moitié du VIe siècle. * Les fouilles archéologiques pratiquées au cours des années 1960-1963 ont rendu possible l'étude d'un établissement féodal datant de la fin du XIVe siècle- milieu du XVIIe siècle. On y a découvert 22 habitations, dont 21 huttes aux dimensions comprises entre 8,32 m 2 et 12 m2 et une habitation de surface construite en branchages et torchis. Certaines huttes étaient munies d'âtres, les autres de fours, quelques-unes étant dépourvues de toute installation de chauffage. A proximité des demeures on a relevé des foyers en plein air, des fosses ménagères etc. Les sections pratiquées sur le côte nord-ouest de l'établissement ont démontré que dans le voisinage immédiat des huttes se trouvai la nécropole de l'établissement, recouvrent, une surface de 2500 à 3000 crn2. Un nombre de 107 tombes y ont été -entièrement ou partiellement - mises au jour. Les plus anciennes étaient dépourvues d'inventaire funéraire. Dans les tombes datant de la seconde moitié du XVe siècle et du XVIe siècle on a trouvé des bijoux, des restes de vêtements, des monnaies, etc. Les huttes, et, a un moindre degré, la couche de culture ont livre, de leur cote, un riche matériel archéologique consistant en outils métalliques (fig. 101-106), objets en os (fig. 107), objets de parure (fig. 110-113), poterie. Le groupe de huttes datant de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siecle est sensiblement plus pauvre en outillage en fer que les habitations ultérieures. On constate qu'a partir du milieu du XVe siècle les installations paysannes de cet établissement commencent a uti1liser un lot plus riche et plus varie d'outils, confectionné soit par les artisans du village, soit dans des ateliers urbains. La gamme variée des outils mis au jour atteste nettement l'existence d'une série d'occupations telles que : le travail du bois, celui des peaux, le tissage, l'apiculture, la viticulture, la pèche, etc. La catégorie d'objets la mieux représentée est la céramique, qui confirme l'existence des deux principales phases d'habitation de l'établissement : XIVe.-XVIe siècles. Dans les huttes plus anciennes on a découvert des fragments de bocaux a l'embouchure de section triangulaire, des brocs, des coupes a haut piédestal et de très rares pièces recouvertes d’email. Les habitations appartenant à La seconde moitié du XVe siècle et au XVIe siècle ont livré des pots munis d'une anse, des brocs, des coupes, des assiettes émaillées, des écuelles, des disques ornementaux, des tuyaux de cheminées, etc. (fig. 114-115). La base de la vie économique de l'établissement a été, de façon permanente, l'agriculture et l'élevage. Le développement, a partir de la seconde moitié du XVe siècle, de l'agriculture, aussi que la multiplication des outi1s en fer, des bijoux et de la poterie de facture supérieure, sont en rapport direct avec l'existence, dans le voisinage immédiat de l'établissement, de la ville de Bucarest. Les données recueillies jusqu’à présent prouvent que l'activité d'artisanat et d'échange de Bucarest commence, à partir de la seconde moitié du XVe siècle, à exercer une influence marquée sur la vie des villages environnants. * Dans l'étude historique sont publiées les données fournies par les sources écrites sur les établissements féodaux du secteur Băneasa-Străuleşti. Il y est établi que dès l'apparition des premières informations et tout au long des XVIe-XIXe siècles, le secteur en question a été occupé par les villages de Străuleşti, Măicăneti et Băneasa. Mais tandis que les deux premiers établissements commencent à être attestes dès la seconde moitié du XVIe siècle (1578 pour le premier, 1560 pour le second), -quoique en réalité ils soient certainement bien plus anciens, Băneasa n'apparaît ·qu'au XVIIIe siècle. En ce qui concerne les recherches archéologiques de Măicăneşti, concentrées sur l'emplacement même du village, l'auteur fait remarquer que les documents des années 1560-1591 concernant cette localité se réfèrent a l'établissement situe sur la Colentina et non pas à l'établissement homonyme situe également sur le territoire de la vi1le de Bucarest, mais sur la Dâmboviţa. Les données fournies par les documents sur Măicăneşti confirment que les différences sociales entre les habitants du village s'accentuent au cours du XVIe siècle, fait déjà constate a l'occasion des fouilles archéologiques.
  • Limba de redactare: română
  • Vezi publicația: Cercetări arheologice în Bucureşti
  • Anul publicaţiei: 1965
  • Referinţă bibliografică pentru nr. revistă: II; anul 1965
  • Paginaţia: 75-238
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